公益財団法人 小笠原流煎茶道

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Ogasawara-ryū senchadō

Notre objectif est de perpétrer le senchadō de l’école Ogasawara-ryū et d’en transmettre les traditions tout en le pratiquant afin d’en étendre la culture, de développer la culture japonaise et de contribuer à son essor.



1. Pratique afin de développer le senchadō.

2. Nouer des relations internationales par l’intermédiaire du senchadō.

3. Gestionnaire de Maison de la culture de la voie du thé et collection/conservation de la documentation.

4. Publication d’une revue d’information et de livres.

5. Administration quotidienne dans le but d’atteindre les autres objectifs.



Ogasawara-ryū senchadō


Enso Tōmitsu servit le premier shōgun du bakufu de Kamakura (1183-1333) Minamoto no Yoritomo, et depuis qu’il prit part au rite le plaçant au rang de Kindachi, les règles de bienséance ont été transmises jusqu’à aujourd’hui à l’école Ogasawara-ryū de senchadō.
A la fin de la période des Ashikaga (1338-1573), la famille Ise dirigea à la fois l’école Ogasawara-ryū et les règles de bienséance. Shūso Tōmitsu reçut alors le rang de «roi » des règles et attacha le caractère roi « 王 » à son emblème pour former celui que nous connaissons aujourd’hui.
A partir de l’époque Edo (1600-1867), dans la société féodale dominée par les guerriers et où le respect dû au rang est primordial, il est mis en place tout un ensemble de rites et cérémonies pour matérialiser tout cela et c’est à cette époque qu’Ogasawara-ryū est assimilé à ces rites, à l’étiquette, etc… et que l’école va dominer toutes les autres jusqu’à aujourd’hui sur ces questions-là. La voie du thé s’est développée en même temps que l’étiquette, cependant alors que la cérémonie du thé de type chanoyu a consolidé ses fondations à l’époque Muromachi avec Murata Shukō (1423-1502) qui eut comme maître le moine zen Ikkyū (1394-1481), la cérémonie du thé en feuilles ou senchadō se développera quant à elle entre la moitié et la fin de l’époque Edo parmi les intellectuels, les parnasses, etc… Ce n’est que par la suite que le goût pour le sencha augmentera chez le reste de la population.
Entre les périodes Meiji (1867-1912) et Taishō (1912-1926), la voie du thé se développe et se démocratise parmi la population ce qui entraînera avec elle la perte de la pensée de celle-ci. Quant au senchadō il devient plus technique, l’imitation s’ajoute à l’imitation, la voie du thé est monopolisée par une partie des gens mais des voix s’élèvent pour un « retour vers le thé des fondateurs » qui nous amène à la voie du thé contemporaine.
L’étiquette transmise jusqu’à nos jours se retrouve dans la cérémonie du senchadō qui se compose de la base des règles de bienséance de l’école Ogasawara-ryū. Cependant le senchadō d’aujourd’hui est le résultat de l’adaptation de la cérémonie aux différentes époques qui tout en gardant comme base les règles de bienséance de l’école Ogasawara-ryū a protégé les traditions et s’est amélioré pour s’adapter à son époque et atteindre le degré de raffinement qui est le sien aujourd’hui. C’est pourquoi que le senchadō de l’école Ogasawara-ryū est la voie du thé la plus adaptée à la société contemporaine, qu’elle pénètre profondément notre vie de tous les jours et qu’elle s’affirme toujours plus comme une voie du thé appréciée.
En 1991, l’école obtient l’agrément du Ministère de l’Education, de la Culture, des Sports, de la Recherche et de la Technologie pour passer en fondation d’utilité publique. Depuis elle opère ses activités en tant que Fondation d’utilité publique Senchadō Ogasawara Zuihō-an.





Sens du senchadō


 Il est surprenant de constater que malgré la présence constante dans la vie de tous les jours du thé chez les japonais, nombreux sont ceux qui ne connaissent ni son origine, ni son histoire et encore moins la façon de bien le boire.
Il y a deux types de thé, le thé en poudre et le thé en feuilles. Parmi les thés en feuilles nous pouvons les classer comme suit : Gyokuro, Sencha et Kosencha. C’est leurs modes de culture et de fabrication qui vont différer.
Pourtant lorsque l’on parle du Thé l’image du thé en poudre ou matcha est très forte. Ceci est le résultat de la forte pénétration du chanoyu dans la classe guerrière depuis Sen no Rikyu et de leurs connaissances à la fois dans l’étiquette et dans la pensée liées à la cérémonie. C’est ce à quoi notre senchadō s’applique et nous ressentons, encore davantage, la nécessité de nous efforcer à diffuser le senchadō.
Le senchadō fut fortement à la mode de la fin de la période Edo au début de l’ère Meiji et arriva jusqu’à aujourd’hui mais qu’est-ce que boire du bon thé ? Nous pensons que le senchadō se résume à ce que tout le monde doit pouvoir le faire facilement, naturellement, librement et tout en prenant du plaisir à le boire.
Cependant les quelques idées qui ont été familiarisées au grand public, ont été dénaturées ; la beauté de l’harmonie, ainsi que la beauté du rythme ont été perdues. Depuis longtemps « l’efficience de la voie du thé », « la simplicité de la beauté » sont des expressions qui y sont souvent attachées.
Boire du thé est une chose indispensable dans la vie de tous les jours, et il ne faut pas s’attarder sur l’apparence que cela prend mais on ne peut faire du thé sans l’esprit qui va avec. Si le praticien convie des invités, c’est une des formes naturelles et l’étiquette y est indispensable.
En même temps que les gestes de celui qui prépare le thé, quand il existe une harmonie entre l’environnement statique alentour, la composition de la salle de thé, la forme des objets utilisés et les couleurs, l’invité se réjouit, apprend la beauté et peut boire un bon thé. On peut aussi dire que cette atmosphère harmonieuse est un des secrets du thé. Il ne faut pas oublier que l’objectif de la formalisation de la cérémonie était d’avoir une apparence qui permettait de prendre plaisir à boire du thé et non pas de seulement créer une forme. Nos sociétés actuelles sont dites high-tech pourtant il semblerait que malgré les progrès en science, la rationalité du genre humain et l’honnêteté sont de plus en plus importantes dans ce que doit être l’être humain et devient un thème important de nos sociétés.
Il existe dans le senchadō l’expression和敬清閑 wakei seikan que l’on pourrait traduire par « se retirer du monde et s’apaiser l’esprit ». Cela décrit l’essence même du senchadō. On sent l’harmonie, on fortifie le respect et la confiance et constamment avec impartialité et lorsque le cœur est pur et rempli de loyauté on possède une aisance physique et morale.
Ce n’est pas quelque chose que l’on obtient en une journée mais grâce au senchadō on acquiert par expérience cette rationalité et pour faire avancer la société nous faisons le vœu d’y contribuer un peu.

Guillaume Hurpeau  hurpeau.senchado@gmail.com


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